[Littérature] L’expédition

Ce matin, lors de notre séance de natation, Zakaria a accepté de « lâcher » prise pour oser explorer des espaces profonds jusqu’alors inconnu de lui malgré nos efforts répétés depuis le début du cycle.

Ce lâcher prise de Zakaria pour aller vers l’inconnu est à mettre en résonance avec l’album lu aujourd’hui en classe:

Il n’y a pas de hasard…Voici l’histoire de cet album:

« Une fille des îles grandira avec l’envie de prendre la mer, puis de voir le monde. Ainsi, encouragée par ses parents, elle se fera un bateau et ira.

L’histoire suggérera de se jeter à l’eau, de se jeter dans la vie sans plus de filets, d’aller voir ailleurs, de se faire ses propres images et son propre regard sur le monde, de se forger une destinée et puis de transmettre à son tour son histoire, avec ses réussites, ses échecs, ses révélations, ses désillusions, ses surprises... »

Cet album n’est pas sans rappelé le poème « Vos enfants » de Khalil Gibran que vous trouverez ci-dessous et que nous avons lu en classe:

Vos enfants – Khalil Gibran

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de la Vie
qui a soif de vivre encore et encore.
Ils voient le jour à travers vous
mais non à partir de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous,
ils ne sont pas à vous.

Vous pouvez leur donner votre amour
mais non point vos pensées
car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez accueillir leurs corps
mais non leurs âmes.
car leurs âmes habitent la demeure de demain
que vous ne pouvez visitez même dans vos rêves.

Vous pouvez vous évertuez à leur ressembler,
mais ne tentez pas de les rendre semblables à vous
car la vie ne va pas en arrière,
ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs
par lesquels sont projetés vos enfants
comme des flèches vivantes.
L’Archer prend pour ligne de mire
le chemin de l’infini
et vous tend de toute Sa puissance
pour que Ses flèches s’élancent avec vélocité
et à perte de vue.

Et lorsque Sa main vous ploie,
que ce soit alors pour la plus grande joie.
Car de même qu’Il aime la flèche qui fend l’air,
Il aime l’arc qui ne tremble pas.

La classe Mandela 2

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